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PREPARER SON ENTRETIEN ORAL

23 avril 2018




Les entretiens de motivation ont un « niveau d’exigence de plus en plus élevé ».
Etre admissible n’est qu’un premier pas. Après les écrits, l’entretien de motivation est une étape très importante avant d’entrer en école de commerce. Et à ne surtout pas négliger.

En ce début des vacances d’avril, le calendrier est chargé pour les élèves de terminale. Les révisions du bac débutent, les réponses de Parcoursup se font attendre, et les entretiens aux concours approchent. Parmi eux, les oraux d’admission en école de commerce. Une étape, très importante, qu’il ne faut surtout pas négliger. Au contraire : elle demande une préparation soignée.


Beaucoup de candidats pour peu de places
« Ça ne s’improvise pas ! », martèle Anne Cirier, coach spécialisée dans les entretiens de motivation. « Pas entraîné, on court à la catastrophe, estime-t-elle. C’est une compétition à laquelle se préparer. » Le vocabulaire n’est pas très exagéré, les concours écrits n’étant pas suffisants pour décrocher le graal : « Pour 700 places, on peut avoir 2 500 admissibles. »

Pour autant, les cartes ne sont pas rebattues. « A l’oral, on ne remet pas les compteurs à zéro », prévient Anne Cirier. Les dossiers des candidats sont connus, et ceux-ci doivent convaincre le jury de choisir leur profil plutôt qu’un autre. Et face à un « niveau d’exigence de plus en plus élevé », il convient de savoir ce que l’on va dire.

Le schéma des entretiens reste souvent le même : le candidat est seul face à deux ou trois personnes. Dans la quasi-totalité des écoles, l’entretien de motivation et l’oral d’anglais sont incontournables. Parfois, il peut aussi passer un entretien collectif ou un entretien d’argumentation.

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Savoir expliquer son projet
Pour Anne Cirier, le plus important est incontestablement l’entretien de motivation. C’est aussi le plus compliqué, car dans un format totalement inédit pour un lycéen. « Le jeune doit bien connaître l’école dans laquelle il postule car au final, on choisit les plus motivés par les études, ceux qui semblent fait pour elles et qui sont les plus susceptibles de réussir », explique celle qui est également jury dans plusieurs écoles de commerce.

L’idée principale, c’est de « faire le lien entre la formation et son projet ». En clair, expliquer au jury ce que l’on veut faire, pourquoi on veut le faire et pourquoi cette école est la plus adaptée à ce projet. « Bien sûr, on ne leur demande pas de savoir ce qu’ils veulent faire précisément, mais au moins d’en avoir une idée », nuance Anne Cirier.

Les candidats qui s’attireront les faveurs du jury sauront se différencier et se définir à l’aide d’arguments, d’adjectifs propres et d’exemples concrets. Mais attention à ne pas trop se laisser absorber par l’esprit de compétition. « On doit se mettre en avant sans écraser les autres », alerte Anne Cirier, avant de lister les qualités les plus appréciées : « Authenticité, humilité et sens des réalités. »

Connaître l’école et suivre l’actu
Voilà pour l’aspect général de l’entretien. Mais chaque détail a son importance. Notamment dans les connaissances. Les candidats qui connaissent les programmes d’études, les matières enseignées ou les partenariats internationaux des écoles partent avec une longueur d’avance. Mais pas que.

Dans ce secteur « être ouvert sur le monde est censé être une deuxième nature », rappelle Anne Cirier. Comprendre : les candidats seront questionnés sur l’actualité. Et si on ne leur demande pas de réciter par cœur le dernier numéro du Figaro ou de Libération, ils doivent être capables de répondre correctement à la question « Comment vous informez-vous ? ». Spoiler : avoir des alertes et des applis sur son téléphone (« La matinale du Monde est très appréciée du jury ») et savoir nommer ses journalistes préférés est excellente réponse.

Cette ouverture passe aussi par une certaine connaissance, ou du moins une appréhension, du monde professionnel. Anne Cirier recommande ainsi de ne pas hésiter à « citer des entreprises qui font rêver, et surtout pour quelles valeurs ».

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Préparation indispensable
Mener un tel entretien ne s’apprend pas au lycée. Aussi, les candidats doivent s’y préparer dans d’autres cadres. S’entraîner à la maison avec les parents et amis est une solution, tout comme s’attacher les services de coaches professionnels. Différentes plateformes, comme Yapuka, pour laquelle intervient Anne Cirier, mettent en relation jeunes et professionnels.

L’intervention de professionnels des entretiens peut notamment être bénéfique pour comprendre l’importance du langage non verbal. Car le jury tentera aussi de saisir le profil des candidats à travers la gestuelle et les regards.

Enfin, la tenue vestimentaire est un dernier point qui a son importance. Même pour une école post-bac, Anne Cirier se montre catégorique : « Pas de jean basket ! » Pour les garçons, elle recommande la tenue classique : pantalon, chemise et veste. La cravate n’est pas obligatoire, mais en porter une ne sera pas pénalisant.

Pour les filles, elle déconseille le tailleur, « un peu has been » et mise plutôt sur une tenue soignée et correcte. Les talons ne sont pas essentiels et le maquillage doit rester sobre et naturel. Dans les deux cas, ne surtout pas oublier d’essayer ses tenues avant l’entretien, pour être certain d’être bien à l’aise face au jury.



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