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Les professeurs valident tous les voeux sur Parcoursup

Au lycée, une application à géométrie variable de Parcoursup
Face à une procédure chronophage, certains professeurs valident tous les vœux des élèves.

Au lycée Buffon, à Paris, en septembre 2008.
Elle ne s’est pas fait entendre – ou pas massivement – dans la rue. Mais l’opposition des professeurs de lycée à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur peut prendre d’autres formes. C’est la petite musique qui résonne sur les réseaux sociaux où l’appel lancé, en mars, aux équipes éducatives par le SNES-FSU, syndicat majoritaire, a trouvé un certain écho : valider systématiquement les dix vœux d’orientation des élèves de terminale sur leur « fiche avenir » – l’une des nouveautés introduites cette année.

De quoi « mettre un grain de sable dans la machine Parcoursup », défend Claire Guéville, sa porte-parole. Une « machine inique » qu’elle résume à quelques chiffres : « Avec dix vœux pour 900 000 demandeurs, la nouvelle procédure peut potentiellement générer 9 millions de vœux… A quoi, à qui cela peut-il servir ? »

Sur ladite « fiche avenir », complétée en conseil de classe par les professeurs principaux et les proviseurs, des notes et des appréciations générales, matière par matière, mais aussi une évaluation de la motivation du lycéen, de son autonomie, de sa méthode de travail, de son engagement, de son esprit d’initiative… Enfin, une appréciation du chef d’établissement sur « la capacité de l’élève à réussir dans la formation visée ». Autant d’éléments qui font tiquer les enseignants.

« Nous ne pouvons être juge et partie »
Ceux du lycée Buffon (Paris 15e), réunis en « heure d’information syndicale » le 15 mars, ont fait valoir, entre autres, de « ne pas avoir été formés pour (pré)juger de l’avenir et de la bonne orientation d’un élève ». Dans leur motion diffusée sur Twitter, ils plaident pour que soit indiquée, « systématiquement » et « pour tout élève », la mention « très satisfaisant ».

A Paris, le débat a rebondi dans d’autres lycées – de Louis-Armand (15e) à Maurice-Ravel (20e) en passant par Hélène-Boucher…

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