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LA SECTORISATION POUSSEE A SON EXTREME

11 juin 2018

Rémi Losno, le directeur de l’UFR chimie de l’université Paris-Diderot, fait partie de ces professeurs «très agacés». L’an dernier, sur les 110 places offertes en première année de chimie au sein de cette université parisienne prisée, «environ 40 % étaient occupées par des lycéens venus de banlieue ou de province». Cette année, le rectorat, via le logiciel Parcoursup, n’autorise pas la filière à prendre plus de 3 % de bacheliers non parisiens.

Résultat: d’excellents élèves de banlieue sont aujourd’hui relégués dans les bas-fonds de la liste d’attente alors que des lycéens parisiens aux résultats moyens voire médiocres caracolent en tête des admis. «Les treize premiers admis ont des résultats corrects sans plus. Mais dès la 14e place, nous avons un élève parisien qui plafonne à 8 de moyenne générale. Malgré ses 17,5 de moyenne, un candidat du Val-de-Marne, lui, est relégué en attente à la 1 010e place!», rage Benoît Piro, le responsable de la licence de chimie. Des lycéens de «niveau faible voire très faible passent avant des candidats de banlieues limitrophes ayant 5 à 10 points de plus de moyenne générale !». Des jeunes qui habitent parfois à quinze minutes à pied de l’université Paris-Diderot. «Que répondre à leurs parents qui m’interpellent?»

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