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Stop au harcèlement scolaire ! Enquête d’Alexandre Mergui, psychologue clinicien


C’était la journée contre le harcèlement scolaire, ce jeudi 9 Novembre. A cette occasion Alexandre Mergui, psychologue clinicien a réalisé une enquête pour Place de la Médiation. Il a interrogé de nombreuses personnes, ayant généralement entre 12 et plus de 18 ans. Parmi elles 53,4%  « s’estiment être dans une situation de harcèlement établie« . Les élèves de classe de 5ème, 4ème, 3ème étant ceux qui se sentent le plus touchés par la situation.

Parmi les jeunes interrogés beaucoup se disent être dans cette situation au moins 1 ou 2 fois par semaine, se manifestant ainsi : volonté de changer d’établissement scolaire (37,7%), les autres lui parlent de manière négative (37,7%), on l’ignore et on ne l’écoute pas (36,7%), il n’a pas de camarade pour manger, jouer, etc. (31,9%), il opère des stratégies d’évitement dans l’école (29,8%). Le psychologue clinicien souligne que « ne jamais être invité et ne jamais invité personne semble être l’un des indicateurs les plus importants d’une situation potentielle de harcèlement scolaire« . « Le taux de cyber harcèlement et les atteintes physiques ou au matériel scolaire restent très minoritaires ».

L’enquête montre que certains élèves sont plus touchés que d’autres. En effet les jeunes dont le tempérament est « anxieux, rigide, hyperémotif ou hypersensible » (29,3%), qui ont « une particularité marquée : accent, look, taille, poids, âge, couleur des cheveux, lunettes, appareil spécifique (auditions, etc.), type vestimentaire, etc. » (21,5%), qui ont une difficulté scolaire chronique ou sont au contraire de très bon élèves (21,5%), qui ont eu des difficultés personnelles dans les douze derniers mois (divorces, etc.) » sont plus vulnérables.

Ce harcèlement a un impact sur la santé physique et psychologique du jeune, certains estiment ressentir les symptômes suivants au moins 1 à 2 fois par semaine :  douleurs à l’estomac (26,1%), douleurs musculaires (26,1%), maux de tête (17,4%) et difficultés respiratoires (16,1%). Alexandre Mergui ajoute ainsi : « Que vous soyez parent ou que vous vous sentiez vous-même, en tant qu’élève, concerné par une situation de harcèlement, soyez particulièrement attentifs à ces symptômes : humeur instable, irritabilité, anxiété et inquiétudes, tristesse, déprime, auto dévalorisation, rumination mentale, comportements d’évitement à la maison et à l’école« . Des difficultés de mémorisation et de concentration, un sommeil troublé ou encore des attitudes de soumission aux autres doivent vous mettre la puce à l’oreille.

Ainsi, « il faut être attentif à certains symptômes et signaux faibles ». Si la plupart sont présents demandez rapidement de l’aide auprès de la vie scolaire (directeur, médiateur, psychologue, infirmière scolaire, enseignant de confiance…).  « Si vous sentez que la santé ou sécurité sont menacées, ne craignez pas d’en parler au médecin de famille. Le cas échéant, quitter même temporairement ce milieu hostile est recommandé. »

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